Questions fréquentes

Fringales de sucre et SMOP : pourquoi j'ai tout le temps envie de sucre ?

Les fringales sont fréquentes avec un SMOP (l'ancien SOPK), mais la recherche sur l'envie de sucre elle-même reste mince. Ce qui est mieux établi : l'hyperphagie (des crises où l'on mange beaucoup d'un coup) et la boulimie sont plus fréquentes avec un SMOP (Cooney et al., 2024). Ce n'est pas une question de caractère : parles-en à ton médecin.

Cette page donne des informations générales. Elle ne remplace pas l'avis de ton médecin, et aucun traitement ne se change sans lui.

Ce que montrent les études

Une méta-analyse de 20 études (2024) compare 28 922 femmes avec un SMOP à 258 619 femmes sans SMOP. Avec un SMOP, les troubles alimentaires sont plus fréquents : surtout l'hyperphagie (des crises où l'on mange beaucoup d'un coup) et la boulimie, mais pas l'anorexie. Les difficultés avec la nourriture sont plus marquées aussi, que le poids soit dans la norme ou au-dessus.

Ce travail a servi aux recommandations internationales de 2023, qui demandent aux soignants de penser aux troubles alimentaires chez toutes les femmes avec un SMOP, quel que soit leur poids.

Sources : Cooney L. G. et al., Increased Prevalence of Binge Eating Disorder and Bulimia Nervosa in Women With Polycystic Ovary Syndrome: A Systematic Review and Meta-Analysis, Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, 2024 ; Teede H. J. et al., Recommendations from the 2023 international evidence-based guideline for the assessment and management of polycystic ovary syndrome, European Journal of Endocrinology, 2023

Une piste sur l'appétit

Une petite étude suédoise (2004) a comparé 16 femmes avec un SMOP à 16 femmes du même âge et de la même corpulence (IMC). Après un repas, les femmes avec un SMOP libéraient moins de cholécystokinine, une hormone qui aide à se sentir rassasiée. Elles avaient aussi un peu plus envie de sucré, mais l'écart n'était pas assez net pour conclure.

C'est une piste, pas une preuve : l'étude est très petite.

Source : Hirschberg A. L. et al., Impaired cholecystokinin secretion and disturbed appetite regulation in women with polycystic ovary syndrome, Gynecological Endocrinology, 2004

Le piège des interdits

Chez 372 hommes et femmes, manger à l'écoute de sa faim allait avec moins de crises et de perte de contrôle face à la nourriture, ce que ne montrait pas le contrôle rigide, en tout ou rien. Les recommandations de 2023 sur le SMOP demandent aussi d'éviter les régimes trop restrictifs et de préférer une approche souple.

Sources : Linardon J. et Mitchell S., Rigid dietary control, flexible dietary control, and intuitive eating, Eating Behaviors, 2017 ; Teede H. J. et al., Recommendations from the 2023 international evidence-based guideline for the assessment and management of polycystic ovary syndrome, European Journal of Endocrinology, 2023

Ce qu'on voit dans notre questionnaire

Sur 1 985 femmes qui ont répondu à la question « Quelle est LA chose qui te bloque ? » de notre questionnaire entre le 15/09/2026 et le 22/10/2026, 1 149 (58 %) ont choisi « J'ai un SMOP (l'ancien SOPK), diagnostiqué ou non ». Parmi les 1 065 d'entre elles qui ont décrit leurs symptômes, 73 % cochent « Fringales de sucre ». Et parmi ces 1 149 femmes, 412 (36 %) décrivent leur situation par « Je perds, je reprends, je recommence ».

Réponses déclarées, sans diagnostic vérifié. Les réponses de test sont exclues.

Comment t'organiser

Comment on fait chez Wonder Queen

Wonder Queen, c'est l'accompagnement de Vincent Oury pour les femmes avec des problèmes hormonaux (endométriose, adénomyose, SMOP, thyroïde) qui veulent perdre du poids. Tout commence par un bilan gratuit de 45 minutes pour analyser ta situation. Si l'accompagnement te convient, tu as une alimentation et un entraînement adaptés à toi (des séances courtes, autour de 30 minutes 3 fois par semaine), un suivi au quotidien, des bilans en visio et une communauté de femmes qui vivent la même chose. Vincent est diplômé (DEUST AGAPSC et licence pro Métiers de la forme) et accompagne des femmes depuis plus de 5 ans. Il n'est pas médecin : l'accompagnement vient en plus de ton suivi médical, jamais à sa place.

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Questions fréquentes

Le SMOP donne-t-il des envies de sucre ?

Beaucoup de femmes avec un SMOP le décrivent, mais les études sur l'envie de sucre elle-même sont rares et petites. Ce qui est mieux établi, ce sont des crises alimentaires plus fréquentes avec un SMOP.

Les crises de boulimie sont-elles plus fréquentes avec un SMOP ?

Oui : une méta-analyse de 20 études (2024) trouve l'hyperphagie et la boulimie plus fréquentes avec un SMOP, mais pas l'anorexie. Les difficultés avec la nourriture sont plus marquées quel que soit le poids.

Faut-il supprimer le sucre avec un SMOP ?

Les recommandations internationales de 2023 demandent d'éviter les régimes trop restrictifs et de préférer une approche souple. Une étude sur 372 personnes relie le fait de manger à l'écoute de sa faim à moins de crises, contrairement au contrôle en tout ou rien.

À qui en parler ?

À ton médecin : les recommandations de 2023 lui demandent de penser aux troubles alimentaires chez toutes les femmes avec un SMOP, quel que soit le poids.

Sources

Publié le 22/10/2026 par Vincent Oury, coach Wonder Queen.

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